Acte Quatrième.

Acte Quatrième.
La montagne (ébauche)

Je crois que la vérité est que tu me manques. La nostalgie n'a plus sa part de raison dans ces chutes insensées qui me prennent. J'arrive au somment du mont. Le panorama n'est plus le même. En plus, il fait un peu plus froid. Le vent ne berce plus rien, sinon que ces premiers flocons qui sentent ton odeur. C'est cette montagne que l'on connait depuis ce jour et que tu reconnaîtrais bien. J'ai remonté les sentiers que tous les deux avons foulés, y'a pas si longtemps. Il fait moins chaud, l'herbe est froide et le sol est moins humide. J'aimerais que tu sois à mon côté et que tu regardes la vue d'aujourd'hui, avant la nuit. J'aimerais refaire ce parcours parfait, réalisé par nos deux âmes, lors de notre première visite. Surtout, j'aimerais que tu sois en-haut avec moi. D'ici, on peut tout y voir : la trajectoire de notre attraction, le soir de notre premier baiser, et de notre répulsion ultime, le soir où je t'ai serré. Je ne peux tout de même pas penser aux derniers moments sans me dire qu'au commencement, c'était le bonheur. Je crois bien que c'est moi, mais le mont semble plus grand, et le somment encore plus haut. D'ici-haut, on peut voir mon c½ur-volant dans les airs errant jusqu'à un autre corps, lorsque le tiens sera oublié. Un peu plus au nord, on peut voir le lac formé par les larmes qui te reviennent de droit. À côté de la plus petite montagne sur la rive-sud, là-bas, se trouve l'espoir qu'on jour on terminera tout ça. Au bout du cours d'eau s'étendant comme un serpent, planté à gauche, se tient le sourire qui me revient en pensant à nos moments. Je sens que le reste de toi m'échappe totalement aujourd'hui. Je reviens déjà en bas, faisant le chemin contraire, jusqu'à la voiture. Une fois le pied appuyé sur ce qui me fait avancer, la route m'attend. La montagne me quitte. Elle descend dans l'horizon. J'ai laissé jouer chez moi la chanson que tu semblais adorer. C'est plus fort que moi, mais j'espère tant que tout ça n'a pas tiré une fin sur le début brillant. J'espère tant que ce n'est pas ça, un adieu. J'espère tant que tu vas être chez moi, m'attendant dans la voiture. Mais je rentre avec mes espoirs, collectionnés depuis l'au revoir. Je sens que j'ai besoin d'être rattrapé. Tu vois, sur le sommet, il y a déjà de la neiges et bientôt nos traces seront toutes enterrées. Je ne te retrouverai plus. Parce que tes avalanches...


Par: Fred (Titre et texte) et Mubblegum (Image)

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 16:47

Acte Quatrième.

Acte Quatrième.
Note à côté du miroir

Entrer dans la lumière, pour y réclamer nerveusement ma place. Avancer dans ce halo, pas à pas et craintif, tel un renard traqué. Avant de redescendre de scène, je dois m'assurer d'avoir avouer que tout ça m'a bien fait mal. Je dois aussi terminer cette performance sur une note de courage avec cette dernière ligne: je ne prétend plus.

Par: Fred (Titre et texte) et Noyereve (Image)

# Posté le mardi 17 novembre 2009 17:29

Modifié le mardi 17 novembre 2009 23:43

Acte Quatrième.

Acte Quatrième.
Pensée insensée en trois mouvements (Incomplet)

On apprend en trois mouvements;
La vie est faite de morceaux qui ne se rejoignent pas. Des faubourgs jusqu'à Gainsbourg, on y revient toujours à ce sentiment fait que de détours; l'amour. Et rares sont ces états qui nous abattent autant que ce feu amoureux. Personne n'y échappe vraiment à l'exception de ceux qui se ferment en leur creux. Pauvre eux. Ce sentiment n'est pas qu'une simple attraction, éphémère distraction ou pénible répulsion mais c'est plutôt le garçon à l'exception. On ne dort que pour en rêver de ce mystérieux étranger. Des appels aux regards de miel, c'est un état de bien de pouvoir t'imaginer mien. Au début, on est pion - on avance à coups calculés sans même imaginer qu'un jour, on sera blessé ou abattu comme un pigeon. Abattu par cette pensée insensée qu'un jour toutes ces blessures à mort sauront trouver un encore dans mon corps.Pour ces instants, au commencement, nos yeux ne voient pas devant eux. Aucun détail ne nous échappe, on est prêt et on se rattrape. Toutes ces inclinations d'un à l'autre ne nous exclus jamais de ces notions. De cette transe découle cette grande romance. On est amoureux et on se dit qu'il n'y a pas mieux. Les jours sont trop courts et les nuits sont infinies. Mais à un crépuscule, elle se perce notre bulle. Les débuts collent toujours l'illusion à nos vrais buts. Avec le temps, tout ça devient un combat où l'on se ment.

À la guerre comme à l'amour, faut cueillir tel quel le prochain jour. Et comme le prochain jour est dur, lorsque l'on a plus de pelure! Le corps est laissé à vif, nu devant ces griffes.Le temps sait courir mais ignore comment guérir. Il nous plaque et on craque. Tu vois, j'ai compris... On ne peut pas tout avoir même si l'on se le dit. Les amoureux meurent tous sur les ponts en essayant de rejoindre l'autre, la rive. On se dit, c'est la vie. On ramasse nos morceaux en lambeaux et on passe.

On ne dort que d'un ½il, si insomniaque est le deuil. Je ne dors pas vraiment, je l'avoue. Même les yeux fermés, je pense à ce mot. Le soleil m'échappe comme toi. Mais pour l'instant, j'aimerais pouvoir retourner à ce moment où tu dormais et je te regardais, en me disant: toi et moi c'est grand.




Par: Fred (Titre et texte, excepté où il l'est indiqué.), Jean Bart (Trois phrases en gras), 5pianos (Image).

# Posté le mardi 10 novembre 2009 17:50

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:33

Acte Quatrième.

Acte Quatrième.
10

Octobre. Comment j'ai pu ne pas te voir? Il y a un mois, je changeais la page du calendrier de Madonna, à l'apogée de mon bonheur. Ce petit empire de pensées positives regroupées au sein de mon c½ur. Il y a un mois, au programme des prochains trente jours, se trouvaient les intentions de t'aimer encore plus fort et de commencer à vous revoir. Les notes de bas de pages indiquent des choses différentes : surtout des tourments et des questionnements au lieu de tout ça. Comment j'ai pu être si naïf? Je savais que je ne pouvais pas vivre une fantaisie double, c'est réservé à ceux qui ne se laissent pas emporté par leur frivolité. Ceux qui gardent leur tête. J'ai perdu la mienne, hors de tout doute. Octobre, comment je n'ai pas pu te voir arriver et me tuer. Tu m'as renversé sans me relevé. Je suis encore par terre avec ce grand mal de mer. D'un coup, tu as effacé la plupart de ce je reconnaissais. J'ai perdu la carte de la stabilité. Tu m'as perdu, tu m'as égaré dans la forêt aussi loin qu'Hansel. Mais, inutile de te dire que je ne me suis pas amené de friandise. Pire, encore tu les as mangés. Tu m'as tout dévalisé, octobre. Tu vois, mes yeux ne coulent plus parce que tu as le réservoir de lacs avec toi. Je ne cris plus parce que tu possèdes toutes les notes. Je ne peins plus, tu as tous les poils et j'ai si froid. Je suis trempé de cette rosée automnale, qui se changera bientôt en couverte hivernale. Mes pieds tremblent de froid ou de peur, à toi de décider. La terre entre mes ongles ne veut même plus retourner au sol, tout se glace. Mais pourquoi je reste encore debout, tu peux me le dire. Pour moi, je ne crois que ton jeu à assez duré. Tu vois, y'a pas que mon linge en lambeaux. Ce qui le porte aussi est en morceaux. Je déteste ces feuilles mortes par terre un peu humide qui me colle dessus. Elles essaient de me faire une autre peau. Elles m'effacent, me colore du brun morne et sombre que les sous bois affichent. Je suis perdu au milieu de cette forêt, au beau milieu de ces couleurs si magnifiques. Les boisés ont beau être dégarnis, je ne vois plus devant. Par ta faute, octobre. Je sais plus c'est quoi, le silence, tu vois, je ne fais que ça... Je pense. J'analyse ma route, les sentiers. Mais j'oubli d'analyser les embuches. Je continue à débouler et m'exténuer. Pris dans ces forêts de bâtons morts qui m'envient de vivre encore. Même si je ne suis plus très fort... Je ne sais plus ce que je veux dire. Je ne sais plus ce que je suis, je pourrais aussi bien être n'importe quoi. Je rêve, je rêve de sortir d'ici tout simplement. Octobre, laisse-moi. J'ai pourtant fait attention à où je mettais chacun de mes pas. Mais en prenant dans ce piège à renard, j'ai simplement renoncé. J'avais pris la même précaution en apposant cette boule de verre autour de mon c½ur léger, un peu inhumain. Mais je suis très malhabile et je pense avoir oublié de laisser quelques trous d'air. Et puis maintenant, il y a ta pluie qui le noie. Octobre, je te sens partir, serais-ce enfin possible? Puisque tes jours ne font que m'oranger. Je rêve.

Par: Fred (Titre et texte) et Chibasenka (Image)

# Posté le mardi 27 octobre 2009 23:25

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 11:14

Acte Quatrième.

Acte Quatrième.
A&E


C'est un dimanche mi-chaud, très court. Un vent fait presque tout bouger à l'extérieur. Les feuilles se secouent et se cognent par terre, sur les rues. L'automne colore les arbres, les feuilles et quelques pommettes des amoureux de l'air. Pour ma part, c'est à l'intérieur que tout bouge. Tout tremble, de mes pieds jusqu'à mon c½ur c'est un tremblement de terre qui fait son chemin en verticalité pour arriver, enfin, à ma tête. Cependant, le mal ou la peine s'écoule tout doucement. Après cette tempête crânienne de plusieurs jours, je remets à peu près tout debout. Les épaules se reposent calmement après avoir soutenu ce boom boom. Le ciel est bleu et l'on peut respirer un peu. Je me réveille de cette soirée enfin terminé il y a quelques minutes. L'étourdissement ne me permet de bouger très vite, ni de me souvenir de tout. Sur moi, des nouveaux vêtements trouvent leur place mais mes idées ne trouvent pas la leur. Les cernes se sont faits un nid creux en dessous de mes yeux et l'alcool, quant à elle, au fond de ma gorge. Des impressions et des sensations vivent toujours jusqu'aux bouts de mes doigts, me dictent que j'ai fais quelques choses que je saurais regretter, si seulement je m'en souvenais. Alors que la nuit avait tombé, j'ai souvenir que mes pas commençaient à flotter mais certainement pas plus haut que ma tête. Après plusieurs vingt dépensés sur le vin, mes dents devenaient aussi foncées que la nuit. Quelques idées folles couraient en arrière de mes yeux. Mais personnes ne les voyaient. Ma main lourde claquait les verres sur ma bouche, enfonçait des trucs que je ne connaissais pas du tout pour qu'ils fassent connaissance avec mon sang. Dans les rues, les boutiques ressemblaient à des pays de merveilles tous colorés. Les images commençaient à ne plus être vraiment claires à partir de là. Même que les gens avec moi perdaient leurs visages au profit de semblant de masques africains. Les rues semblaient transpirer après que la pluie soit partie. La musique ne ressemblait plus qu'à des coups – coups que je ressentais en même temps dans la partie gauche de mon abdomen. Je me souviens, par contre, de mon chandail vert. Et surtout de cette tâche rouge sur celui-ci. Cependant, lui aussi disparu vers les deux heures, comme toi. Est-ce que tu sais comment je me sentais bien à un moment, comment je serais demeuré comme ça? Je me souviens que c'était cette idée qui me faisait danser comme jamais, entouré de tous ces inconnus qui me dévisageaient sans arrêt. Tu veux savoir comment je dansais? Veux-tu savoir aussi ce qui me passait dans la tête lorsque je me suis retrouvé sur le sol, un peu moins actif? Qu'est-ce qu'il y avait comme idées en moi alors que je rampais par terre? Et bien c'était toi et mon émerveillement pour les choses que tu n'as pas su faire, comme me rappeler. C'est là que tout à flanché. J'étais par terre, sans chandail, en attendant un petit signe de toi. Je faisais le con, là, pour toi. Je perdais mes esprits, ma clarté en espérant que tu viennes me chercher. J'essayais de te téléphoner mais les touches bougeaient plus vite que mes bouts de doigts qui ne ressentaient plus rien. Il y avait toutes sortes de cordes qui tiraient mon corps dans une direction puis dans l'autre. Je n'avais aucun plaisir ni désirs jusqu'à ce que le rideau tombe sur mes yeux. Pourquoi je me réveille ici dans l'A&E. Qu'est-ce que je doit penser ou me souvenir. Pourtant c'était hier tout ça. Ou plutôt, tôt ce matin. Pour l'instant j'en sais rien mais mon corps est lourd et mes yeux aussi. Je m'en suis sortis avec des moyens totalement inconnus. Peut-être j'ai eu le temps de faire de nouvelles rencontres, je ne saurais te le dire, mais je sais une chose : je te voudrais tellement et encore près de moi – mais ce sont peut être les cachets qui font encore effet...


Par: Fred (Titre et Texte) / Mortaltime (Image)

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 20:09

Acte Troisième.

Acte Troisième.
Chapitre 3: À l'automne, il pleut.
Soudainement quelque chose m'est tombé dessus alors que je prenais ma tasse de thé.Toutes directions sont contradictions. On voit jamais ce que l'on a de plus cher. Quelque chose manque en ce début d'automne: des coups de téléphone. De ma chambre, je regarde par la fenêtre. Il y a un chateau de feuilles rouges et oranges. Mais vous savez qu'il pleut souvent en octobre. Les feuilles se laissent alors tomber par les gouttes d'eau froide. Alors se révèle le chateau de boue. La pluie est destructrice à son égard. Elle l'est toute autant pour moi. Ce qu'on construit redescend un jour. Je pense que notre architecture prend sa fin dans notre faim pour l'ailleurs.
Par: Fred et ses pensées qui ne souhaiterais pas inspirées de tout ça.
(Titre, texte: Fred / Image: Calavera)

# Posté le mardi 06 octobre 2009 19:50

Acte Troisième.

Chapitre 2: Ce que je n'ai jamais vraiment su dire.
Je suis effrayé à en trembler, de n'être que moi.
Par: Fred et se pensées chaotiques
(Titre, texte: Fred)


# Posté le lundi 05 octobre 2009 00:34

Acte Troisième.

Acte Troisième.
Chapitre 1: I Sea You.
Je me laisse porter par cette mer. Ma tête flotte sur cette eau un peu chaude, un peu froide, très incertaine. Ça tourne dans ma tête, tout va un peu trop vite. Comme il l'à été ces derniers temps. Mon corps flotte malgré la pesanteur des tourments. Je suis fébrile et manque un vague de temps en temps. Je me laisse voguer comme un corps dépecé. Je suis le garçon de la mer. Je n'atteins aucune rive, je ne fais que passer. Tout léger, je peux voguer longtemps et longtemps. Le rebord ne me retient pas, je suis bien. Ma tête, seul terre en vue, je m'y perds à l'intérieur. Mes pensées tournent autour de moi, me souhaitent la bienvenue parmi eux. J'essaye de les comprendre, les apprivoiser. J'ai le temps sur cette dérive de corps. De penser et de vivre la vie dans l'âme – retrouvé de mon essentiel. Je suis le garçon de la mer. Je me perds et ça me plait. J'ai pas envie de me retrouver. Mes tourments m'attendent. Je pars dans un voyage, je navigue pour te trouver toi et rien d'autre. Ma boussole indique le nord alors que je prends le sud, les directions ne me disent rien. Ici, les vagues se ressemblent toutes autant a l'est qu'à l'ouest. Je suis porté par la solitude guérisseuse, les remous magnétique de mes questions invincibles. Au coucher de soleil, je dérive lentement pour un point fuyant à l'horizon brûlant. Je ferai surement le tour du monde. Mais je retrouverai toujours ton épaule, le creux d'un flan. Tu es mon attache, ma destination en rêve. Ma tête prend l'eau quand je pense à toi. Tu es cette constellation et ma tête en un ciel ouvert, elle n'en à jamais assez de toi. Je navigue sans savoir où je vais mais j'attends, je me laisse dériver encore. L'eau m'enveloppe. Le vent m'avance vers ton feu attirant. Je suis le garçon de la mer. Et il croit fortement qu'il t'aime démesurément, évidemment et bien parfaitement.
Par: Fred et ses pensées inspirées
(Titre, texte: Fred / Inspiration: Julien, Ariane Moffat / Image: Osman Balkman)

# Posté le mardi 29 septembre 2009 17:46

Modifié le mardi 29 septembre 2009 18:04

Acte Premier.

Acte Premier.
Chapitre 7: Cette sorte d'histoire






À toi,
30 juillet 2009


Ta ville vient vite alors que les pointillés jaunes défilent et me côtoient. Après quelques kilomètres, j'arrive chez toi, enfin. La 13 va si vite quand t'es là. T'es pas vraiment présent, seulement qu'un petit nuage retenu par le toit de la voiture. Enfin, j'y suis, le temps se laisse conduire sur la banquette arrière toute la journée. Quarante-six minutes semblent cinq. J'suis pas tellement arrangé, j'ai pas vraiment pris la peine. Comme j'ai pas pris la peine de te voir arriver et défaire tes bagages chez moi. Dans ma tête.


J'suis triste de te laisser comme ça.
Sur ta faim.
Comme un bon livre qu'on aurait
Simplement perdu la fin.
C'est ça cette sorte d'histoire avec toi.



Tous les panneaux ne me disent rien, comme tous les autres gars. Je roule seulement pour retrouver une ville. Des fois je me perds, roulant jusqu'aux douanes. Mais je trouve toujours et dans tes bras, enveloppé de ton odeur, j'en suis persuadé. Mais une fois ton corps loin, t'es comme un mauvais détour. Je sais plus, c'est comme si tu perds de ta beauté au fur et à mesure que la voiture s'approche de chez moi. Mais pour tout suite, je continue vers chez toi encore, le pourquoi je ne connais pas. Je me fais simplement porter par la 132.


Mais
Je continuerais sur ce chemin.
Si seulement je savais que je trouverais plus que rien.
Je voulais te dire quelque chose.
Mais.
C'est ça cette sorte d'histoire avec toi.



J'ai souvent arrêté, trouver un oreiller. Te trouver toi sur cet oreiller, avant de continuer. Mais comme un vrai voyageur, les paysages changeaient et souvent à la fin de la journée redevenaient miens. Mais ce jour là, en revenant j'entends cette chanson, A sorta fairytale. Le ciel est clair, mais y'a eu quelque chose dans l'air. Au volant, je me fis plus confiance, jte jure. Doit avoir rapport avec cette route ouverte de questionnement que tu me lègues à chacune de tes rencontres. Et toi. Que je ne connais pas. And i was talking to you, And i knew then it would be, A life long thing But i didn't know that we We could break a silver lining. Ouin c'est ça... En écoutant ce passage, je me suis dis que ça ne pourrait jamais s'écrire pour nous deux.


J'suis triste de te laisser comme ça.
Sur ta faim.
Comme un bon livre qu'on aurait
Simplement perdu la fin.
C'est ça cette sorte d'histoire avec toi.



Comme un bon roman, je peux pas te trouver le passage que j'ai moins aimé. Après tout, tu as été celui où tout commença. Mais c'est peut être simplement ton écriture qui ne me convenait pas. Elle m'était peut-être étrangère. Habitant si près de New-York, c'est peut-être aussi une question de langue. Je suis pas capable de voir cette grande ville. Et c'est pour ça que je n'ai pas continué. Je n'en ai aucun souvenir. Ce jour-là, beau et chaud, je repars de chez toi. J'embarque une fois de plus hors de la rive-sud. Je me sens comme un imposteur, t'as pas idée. Deux routes me conduisent et j'en peux plus. Comme cette histoire là. Je ne peux plus rien mettre à l'ordre. C'est plus fort que moi désolé.


Oui, je me ferais pardonner
Je reviendrais
Oui, je t'aurais conduis chez moi, je t'aurais fais tout voir
Je passerais tous les ponts, les eaux
J'tai perdu.
Jt'ai confondus.
Mais maintenant y'a quelqu'un d'autre
J'suis désolé,
Je sais que c'est pas assez...



Sur la 132, en cette belle journée, je m'en retourne avec la curieuse idée que je remettrai plus les pieds ici. Qui me croisera, qui croira tout ça. Petite brise, douce et fine de l'été avec cette fenêtre ouverte, je prends l'autoroute. C'est comme un petit paradis, porter par le vent. Mais je ne croyais pas que l'on finirait comme ça, nous deux et notre histoire, à Delson.





Par:
Astronautes caputt de ce sabotage amoureux.
(Titre, texte et bio : Fred / Lignes en anglais : Tori Amos / Image correspondante : Grant_Thomas)

# Posté le mercredi 26 août 2009 12:25

Modifié le mercredi 26 août 2009 15:25

Acte Premier.

Acte Premier.






Chapitre 5: Tremblement, convoitise et stupeur (Partie 1) / Poèmes


(Situation vue de trois points de vue. Vue de trois sentiments différents. Par trois personnes différentes.)


Tremblement:
Vous me faites vibrer à rien.
Vous me faites tous les deux sentir bien.
Mais ma tête me rend fou.
Jusqu'à ce que j'me cache de tout.
Je tremble.
Je tremble.
Je ne comprends pas vraiment.
Je sais plus vers qui maintenant.
Je sais plus à qui donner.
Excepté que le temps essaie de me voler.
Mais Je resterais là, comme ça.
Attendre et vous laisser venir.
Vous sentir, me tenir.
Mais j'aimerais me voir.
Voir comment j'suis aveugle dans le noir.
Comment je me défais là...
Mais tu m'as peut être promis un poème.
Qui finissait peut être par un je t'aime...




Convoitise:
Tu me rends bien.
J'aimerais que tu sois mien.
On se rencontre à petite dose.
Chaque fois, j'ose.
Je te voudrais.
Je te voudrais.
Il était parfait le jour qu'on s'est rencontré.
Moi marchant, toi à mes côtés.
J'me demande si tu m'envisage.
Comme prochaine page.
Mais on a encore le temps.
Tu m'a tombé dans l'½il.
Lentement comme une feuille.
Je peux pu attendre, crois-moi.
T'es peut être ma raison, mais désir moi
Je comprendrais pas si tu mens.
Je pense t'écrire un poème.
Te laisser savoir que je t'aime.




Stupeur:
Jte dis pas que t'es rien.
C'est qu'elles sont loin tes mains.
Rêve, rêve encore.
Peut être un jour on va pouvoir.
Jsuis un peu détaché.
Jsuis un peu détaché.
Y'a des hauts et des bas.
Mais regarde-moi pas comme ça.
C'est pas vraiment moi.
D'autant plus que toi.
On est peut-être en bas de la cascade.
Toi et moi ce n'est pas impossible.
On est juste facilement une cible.
J'ai peine à t'accorder de mes sentiments.
Y'arrive que je me comprenne pas totalement.
Est-ce qu'on continue la mascarade.
Mais je sais pas quoi t'écrire comme poème.
Y'a pas d'autre mot pour dire je t'aime.




Par:
Trois astronautes attachés ensemble malgré eux.
(Texte, titre et premier point de vue: Fred / Point de vue des deux autres personnes: les deux autres personnes / Image: Wakeupnaked)

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 01:44